Vers les Chambres d'agriculture d'Auvergne

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Le Programme régional de développement agricole et rural (PRDAR)

 

Le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MAAF) a décrit à travers la circulaire CAB/C2013-0003 les priorités et objectifs du Programme national de développement agricole et rural (PNDAR) et de son instrument financier, le Compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural (CASDAR) pour la période 2014-2020. Cette note d’orientation s’impose à tous les bénéficiaires de crédits CASDAR, dont les Chambres d’agriculture.

Sur la base de ce document, l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA) a signé un contrat d’objectifs avec le MAAF qui doit être décliné dans chaque région sous la forme d’un Programme régional de développement agricole et rural (PRDAR) piloté par la Chambre régionale d’agriculture.

Le PRDAR Auvergne contribuera à la finalité du PNDAR à travers 3 objectifs spécifiques déclinés en actions élémentaires (AE) :

Arbre d'objectifs du PRDAR Auvergne 2014-2020

A l’échelle de la parcelle, en accompagnant l’évolution des pratiques agricoles en vue de la double performance des systèmes ;

La dialectique entre performance économique et performance environnementale s’exprime, en Auvergne, d’une façon particulière. Les performances économiques de l’agriculture Auvergnate sont contraintes par un contexte géographique et climatique rigoureux. Il résulte de ces contraintes structurelles fortes une agriculture pleinement intégré à son milieu avec un impact environnemental plutôt modéré mais masquant des disparités fortes dans la mise en œuvre des pratiques culturales. Les pratiques renforçant la performance à la fois environnementale et économique, mériteraient de diffuser largement.

La production majoritaire est l’élevage en système herbager (avec 1,15 millions d’ha en herbe, l’Auvergne est la plus grande prairie de France) selon un mode de conduite plutôt extensif et où 68% de la STH ne reçoit ni engrais, ni produits phytosanitaires. La question de l’autonomie alimentaire tout au long de l’année, en maximisant le pâturage et en limitant le poste budgétaire « carburant » est au centre de la rentabilité des exploitations (AE1).

En zone de production végétale, les enjeux sont surtout liés à l’amélioration de l’efficacité des intrants (eau, engrais, produits phytosanitaires). Les agriculteurs pionniers en matière de pratiques culturales novatrices (notamment basées sur les préceptes de l’Agriculture écologiquement intensive) seront identifiés et les innovations ainsi détectées feront l’objet d’une capitalisation et d’une diffusion (AE2).

L’une des forces des Chambres d’Agriculture étant d’accompagner tous les agriculteurs et tous les modes de production, le PRDAR a pour ambition de permettre à des techniques notamment utilisées en AB de diffuser vers le conventionnel. Inversement, nombreuses sont les exploitations en AB dont la rentabilité économique est fragile et qui pourraient bénéficier de l’expérience des producteurs en conventionnel, notamment en matière de structuration professionnelle et de filières (AE3).

A l’échelle de l’exploitation, en renforçant le pilotage stratégique des exploitations agricoles pour plus de durabilité ;

Du fait des fortes contraintes structurelles du territoire, la rentabilité économique, la performance environnementale et l’acceptabilité sociale doivent être envisagées de façon systémique et à tous les niveaux de l’exploitation.

Probablement plus qu’ailleurs les investissements en agro-équipement (bâtiments et matériels) doivent véritablement être raisonnés sur les 3 piliers de la durabilité. S’ils doivent contribuer à la rentabilité de l’exploitation, ils doivent être suffisamment modulaires et évolutifs pour anticiper l’évolution des exigences, mais aussi pour se donner les moyens de mettre en œuvre des pratiques culturales innovantes (AE4).

Le développement d’un atelier de transformation ou d’une activité de diversification est un exemple fréquent d’évolution progressive. La rentabilité d’un système dans un contexte de forte contrainte au niveau de la production, passe stratégiquement par la diversification de la valeur ajoutée, la promotion de la qualité des produits, le tout dans le cadre de projets de filières (AE5).

S’ajoute à cela que l’on reconnait au métier d’agriculteur une forte pénibilité. Cela nuit à l’agriculteur (santé, vie de famille) mais aussi à l’attractivité du métier. L’ergonomie, l’organisation du travail doivent impérativement entrer en considération pour tout investissement d’équipement. Mais il faut également lui mettre à disposition les moyens de se faire remplacer pour se former et ainsi alimenter sa réflexion sur le pilotage stratégique de son exploitation (AE6).

A l’échelle du territoire, en favorisant le partage des enjeux, des connaissances et des innovations au service de la durabilité de l’agriculture auvergnate.

Le développement agricole doit s’envisager à l’échelle d’un territoire, mais doit aussi garantir la cohérence entre les différentes échelles de territoires. Afin d’accompagner l’importance croissante des groupes et de l’appui collectif, notamment au travers de l’incitation à créer des Groupements d’intérêts économique et environnemental (GIEE), l’animation de territoires, encore appelés Petites régions agricoles (PRA) est indispensable. Elle favorise l’émergence de projets collectifs et permet de détecter et de diffuser des innovations techniques ou organisationnelles (AE7).

En parallèle, le territoire régional doit se donner les moyens de capitaliser ces connaissances provenant de producteurs, mais également les références produites par et pour le conseil, pour les diffuser le plus largement possible, notamment à travers un observatoire de l’évolution des pratiques et de la performance des systèmes qui intègrera les différents outils mis en place dans le cadre du PRDAR et permettra de diffuser largement les résultats obtenus, et plus particulièrement ceux liés à l’innovation (AE8).

Les Chambres d’Agriculture d’Auvergne s’inscriront en outre dans la démarche nationale « Innov’Action » consistant à organiser des actions de communication structurées, autour de la diffusion de l’innovation, se déroulant sur des exploitations agricoles.

Le PRDAR Auvergne est suivi par le Comité régional d’orientation Recherche-Développement-Formation (COREDEF).

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